Samedi 24 décembre 2011 6 24 /12 /Déc /2011 10:58

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Pour une Plage de Lecture, Isabelle nous a ouvert les portes de son nid douillet, niché sur la canopée de la jungle parisienne. Quel bonheur de voir tout Paris s'étaler sous nos pieds et nos yeux ébahis...

Belle plage donc, belles lectures aussi ! La liste des œuvres est longue et je compte sur les plagistes pour partager ici les livres dont quelques pages ont constitué de belles plages de lecture.

Quant à la discussion littéraire, elle a été simplement magnifique ! La question centrale portait sur le pourquoi de la lecture. Vaste question s'il en est !

Comme pour bon nombre de choses importantes et insignifiantes de la vie, la lecture relève d'un processus banal ou presque. Par contre le plaisir ou le déplaisir qui en découle, devient complexe et prête à discussions.

On lit pour vivre ou revivre des impressions. On lit pour s'instruire. On lit pour se divertir, pour se découvrir... On lit pour confronter nos sentiments à ceux d'autrui et, c'est là que le groupe Plages de Lecture prend tout son sens.

En effet, les personnalités, les sensibilités se révèlent dans toute leur différence, une différence constructive donc lumineuse. Quel plaisir d'entendre :
Que le savoir historique peut s'acquérir avec une violence moindre à travers un roman sous-tendu d'une histoire d'amour.
Que de tout temps, la quête de l'amour se finit souvent par une ode à la Mère, qui reste le seul grand amour... inassouvi ou pas !
Qu'un roman de gare ou presque, peut révéler des plages de sensualité digne du Kamasutra, donc plaisantes forcément !
Qu'une histoire personnelle conduit à la découverte de l'universel et donc de soi.
Qu'un livre marquant pour les uns se révèle être d'une violence insoutenable pour les autres.
Qu'une belle écriture est une question d'émotion et non un respect inconditionnel de règles grammaticales ou syntaxiques.
Qu'un livre s'apprécie différemment en fonction des différents âges de la vie...

Une plage, des lectures pour se connaître, se reconnaître, se différencier, discuter de sujets déjà discutés avec d'autres... pour partager autrement, des nourritures spirituelles et terrestres.

Belle Plage de Lecture, sur une colline... Vivement la prochaine !

Par Vola - Publié dans : journal intime - Communauté : Le champ du monde
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Lundi 24 octobre 2011 1 24 /10 /Oct /2011 13:35

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1 - Emmener ma fille dans les plus beaux endroits de la terre (selon moi)
2 - Apprendre à jouer de la batterie
3 - Passer une nuit avec Robbie Williams... pour jouer de la batterie
4 - Passer un mois sur une île paradisiaque, pour relire tous les livres aimés
5 - Ecrire au moins 3 romans
6 - Faire une expo photos
7 - Planter et regarder pousser un champ de coquelicots
8 - Transformer en parfum l'odeur de la latérite malgache après la pluie
9 - Planter un drapeau au sommet de l'hymalaya
10 - Errer dans Katmandou sur les traces des beatniks
11 - Apprendre à chanter... juste les chansons des beatniks
12 - Finir mes jours à Valparaiso...

Par Vola
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Lundi 24 octobre 2011 1 24 /10 /Oct /2011 13:31

ju.jpgUn réveil ensoleillé
Une fille ensommeillée,
Une copine bien réveillée,
Une mère illuminée...

Un dimanche empli de rires,
De mots qui font sourires,
De bavardages et de soupirs...
De tête tournante
A coup de jeunesse remuante !

Une soirée de repos
Un lundi sans boulot,
Un rendez-vous au métro,
Une journée entre filles
Pour se faire la quille
Et manger des glaces à la vanille !

Par Vola - Publié dans : journal intime - Communauté : Le champ du monde
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Lundi 24 octobre 2011 1 24 /10 /Oct /2011 13:28
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Petit rappel de la fin de la Part VIII – Ca fait si longtemps !

Je n'aurais donc pas à désenvouter Vestale Méduse à l'aide de mes sept diams et de mon alliance. Econduire une dame : exercice périlleux pour une autre dame, même si comme Princesse, elle est totalement, définitivement hétéro ! Compassion féminine oblige...

«Bienvenue cousine» fut sa seule réplique...


Part IX - Princesse brûlée vive ou presque dans le Hammam lowcoast...

Une fois l'ambiguïté de la sexualité de Vestale Méduse réglée, Princesse et Vestale se penchent sur le complexe emploi du temps de la semaine, ou presque, de thalasso. Pensez-donc, 8 soins à caser sur 6 jours ! Bon an mal an, en tenant compte des activités annexes du loft, Vestale Méduse et mon auguste personne tombons d'accord sur un planning : un à deux soin par jour. Le rêve !

Il faut dire que le séjour de Bassem est loin d'être lowcoast, car assorti d'une multitude d'activités. Un vrai magicien ce Bassem : ballade à cheval dans le désert, au soleil couchant, visite et dîner à Djerba explorer, bowling, randonnée dans le désert de Mathmata pour admirer le site de tournage de «la Guerre des Étoiles»... Un régal !

Après ces considérations bassement administratives, mon premier soin ! Au programme, hammam pour décrasser la peau, suivi d'un massage méditerranéen. Je suis conduite par une douce gazelle vers les vestiaires, où elle me tend un peignoir immaculé, bien qu'élimé. Je me déleste des quelques grammes de tissus qui voilent à peine mon corps enflammé par les flammes du Sahara. Je chausse des claquettes, qui effectivement claquent, cause made in China, et me dirige vers la cabine de hammam. Je découvre une salle de massage aquatique. Un Mâle Djerbien, penché sur un corps nu ou presque, décoré d'une chevelure blonde, féminine la chevelure. Quelque peu surprise, j'hésite sur la conduite à tenir.

Devant mon hésitation, le Mâle Djerbien m'intime l'ordre de me déshabiller, d'accrocher mon peignoir au portant et d'entrer par la porte en face de moi ! Intimidée par tant d'assurance et la vision d'un corps inconnu presque nu, malaxé consciencieusement par Mâle (malgré son activité de cheftaine à mon encontre), je m'exécute.

A peine la porte entre-ouverte, une vapeur digne des portes de l'enfer brûle mon corps déjà en souffrance. Instinctivement, un hurlement indescriptible s'échappe des tréfonds de mon être :

«Je ne rentrerais jamais là-dedaaaaaaaaaans !».
«Vola, c'est toi ?», susurre une voix endormie. Apparemment soporifique les mains de Mâle Djerbien.

Aussi tôt, mon cerveau retrouve un peu de sa lucidité : «Oui, c'est moi, Soule Helen... J'ai failli mourir ébouillantée».

Pleine de compassion, Soule m'explique qu'il faut d'abord se doucher, avant d'intégrer les flammes de l'enfer. J'avoue, ce préliminaire indispensable à toute plongée en territoire chaud m'a quelque peu échappée ! Cette méconnaissance des codes pré-hammam, s'explique aisément. Lors ma dernière thalasso, j'étais un peu plus en veine, niveau compte bancaire, Ava et moi, avons donc sévi dans les locaux du Hilton de Malte.

«Là, tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté». Point de Mâle Djerbien, ni de salle de soins commune ! Nous avons été prises en charge individuellement par de très belles nympettes, impécablement coiffées, maquillées et ceintes d' uniformes à l'image de Paris Hilton, herself. Chacune sa cabine de douche, de hammam, de soins. Les portes étaient ouvertes par notre belle et souriante nymphette perso, qui guidait le moindre de nos pas et satisfaisait nos moindres désirs, même ceux qui n'ont pas été exprimés, comme le thé adapté à notre humeur et à notre soin... La piscine pour le parcours santé, a même été privatisée pour notre rendez-vous.

Bref, à la guerre comme à la guerre. Je me douche à l'eau froide. J'ai cru que j'allais succomber à un choc thermique... Ayant survécu, je me redirige courageusement vers la salle de hammam. Il faut dire que j'ai bénéficié d'un dernier conseil de Mâle Djerbien « s'allonger sur le sol pour ne pas souffrir de la chaleur et ressentir tous les bienfaits du Rhammham»!».

Me voilà donc rampant, nue ou presque, tel un ver de terre, sur le carrelage douteux du «Rhammham». Il faut dire que le conseil de Mâle se révèle pertinent. Je sens à peine la chaleur... Je commençais à apprécier les bienfaits du traitement, lorsque soudain, une multitude de gouttes d'eau brulante, tombe en cascades sur mon corps à peine détendu !

Phénomène de condensation... Une fois encore, une plainte sourde concomitante à une sortie en trombe de la salle de hammam, entraîne mon corps «à l'insu de mon plein gré» vers la salle de douche-massage commune. Compatissante était Soule Helen. Elle m'explique qu'il doit y avoir un problème de thermostat, car quelques jours auparavant, elle aussi a été victime d'un trop plein de chaleur ! J'aurais voulu être prévenue avant...

Prochain épisode : Part X – Le corps brulé, ou presque, de Princesse, sous les mains pas si soporifiques de Mâle Djerbien

Par Vola - Publié dans : journal intime - Communauté : Le champ du monde
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Lundi 24 octobre 2011 1 24 /10 /Oct /2011 13:26

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Trêve de diversion ! Revenons à nos moutons à savoir, l'essence première de cette incursion en terre de télé-réalité lowcoast, sans télé... Tout le paradoxe du séjour ! Ma thalaso.

Bien-être, j'ai voulu, bien-être je n'aurais point ! En tout cas pas lors du premier soin. Tout avait pourtant bien commencé.

Un lieu digne de la série «la Petite maison dans la prairie», excepté le fait qu'en place et lieu de prairie, était le Sahara ou presque. De même, les robes à la Scarlett, le vent et la chaleur les ont emportées, pour laisser place à une jupe, mini-mini, vireloletante, qui laissait nues, croisées et décroisées mes jambes de gazelle. Courant à pas de tortue, à travers le désert, une tunique assortie à la jupe, de plus en plus mini (remontée et collée à mes cuisses par la sueur). Un ensemble assorti et seyant, bien que la tunique fut piquée à ma fille. Mini Pamela Anderson, n'est pas la seule à tenter des effets de style ! Ah les femmes...

Au passage, je tiens à signaler que très moulante était la tunique, à force de rejets aquatiques pour cause de température de plus en plus chaude, de plus en brulante... Les flammes de l'enfer n'ont qu'à bien se tenir ! Princesse est désormais rodée aux affres de Satan, toujours aussi tentateur celui-là, comme il le fut avec qui vous savez, qui plus est, dans ce même désert ou presque !

Vous pourrez vous laisser aller à penser que Princesse était rébutante, dégoulinante de sudation, entourée d'une brume odorante, âcre et acide! Que nennie... Elle aurait pu gagner le concours de T-shirts mouillés au camping des Flots Bleus. Concours qu'elle ne gagnera jamais. Faut pas pousser : pauvre certes, mais de là à déplier ou à gonfler un matelas tous soirs ! Tant pis pour la couronne de miss camping : nue est, nue restera ma tête. Et le must pour une Princesse, c'est de ne pas être une tête couronnée. CQFD !

Revenons à mon entrée altière ( plus dure sera ma chute après ça) dans l'antre du bien-être. Une plongée feutrée, dans une pénombre digne de «la chambre fraîche et à l'abri de la chaleur» de Candide et Panglos, à la prison de Lisbonne ou Coïmbra, «j'ai la mémoire qui flanche, je ne sais plus très bien...», plongea donc Princesse dans une douce douche virtuelle.

Une vestale, aussi belle que sombre, derrière un comptoir imposant. Lorsque mes yeux se furent habitués à la dite pénombre, une vision mythologique m'apparut.

Une coiffure, digne (elle aussi) héritage de Phorcys et Céto. Mais si, vous voyez qui c'est ! Les parents de la Méduse, pas celle qui vous grattouille l'été dans la grande Bleue... Mais la seule, la vraie, l'unique ! Celle qui a été séduite ou violée par un dieu dans un temple dédié à Athéna et qui en a été punie : transformée en Gorgone aux cheveux de serpents, et dont le regard pétrifie tous ceux qui la croisent. Rappelez-vous, Mini Pamela Anderson qui dut subir en silence l'opprobe publique de Méduse !

Pétrifiée, je l'étais ! Imaginez : des formes plus que généreuses, des bras lourds qui semblaient sans fin. Une voix sèche, cassée et cassante. Des tresses monumentales éparpillées autour de son crâne ! Heureusement que Soule Helen se tenait à mes côtés et servait d'intermédiaire entre Méduse et ma pauvre personne, plus du tout altière ni fière Princesse, une fois encore ! Une fois de plus, et ce sera loin d'être la dernière fois. Je vous avais prévenu : dure sera, et dure fut la chute de mon pied d'Estale !

Diantre ! Que ne suis-je aussi Princesse sur mon compte bancaire que dans mon âme ! Si ça avait été, Méduse Vestale se serait prosternée à mes pieds.

Un peu plus et je m'agrippais à la main pendante de Soule Helen pour me protéger du regard pénétrant et pétrifiant de Méduse. Courageuse mais pas téméraire Princesse ! Mais je ne savais si Helen était Soule ou à jeun et si elle ne ployerait pas sous le poids de ma terreur. Je m'abstins donc et me contentai de mes deux propres mains, moites, très moites et pas si propres, pour y prendre (ou pendre, je ne sais plus) mon courage.

Vous aurez du mal à le croire, mais Princesse fut coïte. Bouche cousue, à peine capable de décliner son identité ! Mal lui en a pris d'ailleurs, car durant toute la semaine, deux fois par jour, certains jours, Vestale et l'équipe de masseurs-frotteurs resteront persuadés que le nom de famille de Princesse était son prénom. Quel choc ce fut la première fois où Méduse Vestale, d'une voix quelque peu radoucie me dit :

«Ty Bille !», suivi de mon nom de famille, sans Madame au préalable, et pour cause !

"T'y vins d'où ?».

Ça faisait longtemps ! Je m'attendais à la question, qui rituellement, suivait celle-là (cf Omar au carré) :

«Ty cilibatir ?»

Après Omar Très peu Shariff au carré, Méduse Vestale-Méthylène de Lesbos qui amorce, à son tour, une danse de séduction !

La réponse de Méduse qui suivit la mienne " de Madagascar", m'inspira un soupir de soulagement. De «Ty cilibatir», il n'y eut point !

Je n'aurais donc pas à désenvouter Vestale Méduse à l'aide de mes sept diams et de mon alliance. Econduire une dame : exercice périlleux pour une autre dame, même si comme Princesse, elle est totalement, définitivement hétéro ! Compassion féminine oblige...

«Bienvenue cousine» fut sa seule réplique...

Par Vola
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Lundi 24 octobre 2011 1 24 /10 /Oct /2011 13:19

DSCN2695.JPGLes relations George/Mister X - Princesse sont quelques peu mises en berne par l'arrivée massive et tonitruante des autres habitants !

Après un déjeuner fort copieux ma foi, Mister X, Bassem et moi-même, nous affalâmes disgracieusement sur les transats de bord de piscine. Le mélange chaleur torride-couscous «harissé»... Rien de pire pour reléguer dans les profondeurs de l'inconscience, les us et coutumes de la parade séductrice ! De toute façon point de George à l'horizon. CQFD, quoique !

Une heure plus tard, notre somnolence collective fut interrompue par l'arrivée d'une nouvelle coloc, en direct live from Paris. Il s'agit de la fameuse, qui voulait que le bateau pirate, qui pour mémoire devait larguer les amarres à 9h30 avec plus de 100 personnes à son bord, attende l'atterrissage de son avion à 15H30 pour voguer ! La personne est à l'image de ses desirata pré loft... Un corps mince, musclée et sec. Des cheveux tirés, très tirés, jonchés sur le sommet du crane. Un assortiment de médailles de la Vierge Marie suspendu à son cou, à tel point que j'ai cru que c'était une vierge tardive et effarouchée en quête d'un chaste Joseph ! Erreur fatale, dès le lendemain soir, nous la surprendrons dans une position non équivoque, à minuit, sur la plage déserte, avec un Joseph, pas Chaste du Tout !

De plus, fraichement divorcée, elle est pourvue d'une famille nombreuse, qui l'avouera-t-elle le dernier jour du loft, ne lui manqua pas du tout pendant la semaine de rêve où elle a retrouvé la spontanéité de l'adolescence, avec ses messes basses et hautes à l'égard des autres colocs. Princesse ayant été la cible principale des dites messes, était fortement perplexe face à la légèreté morale malgré la collection de médailles de la Vierge Marie !

Venant d'une famille où l'on ne compte plus les bonnes sœurs, curés en fonction et défroqués, Princesse ne comprenait pas le manque de mansuétude christique de Miss Fausse Vierge Tardive et pas Effarouchée. Mais c'est une autre histoire qui mérite un chapitre complet ou presque. En personne non médaillée mais compatissante que je suis, j'étais heureuse pour elle. Ellle a trouvé une âme compatissante à la langue bien pendue, en la personne de Miss Mini Pamela - binôme détonnant que ces deux-là...

Miss Fausse Vierge Tardive et pas Effarouchée, décline donc son identité, son âge – petite pointe de coquetterie malgré une raideur plus qu'évidente, n'oublions pas que Mister X était avachi au bord de l'eau – la demoiselle rougissante, mais fière nous explique que Bassem lui a suggérée de se rajeunir de plusieurs années, car elle ne paraissait pas du tout son âge. Mentir à ses futurs partenaires de chambrée, elle ne voulait car honnête, elle était. De plus, en tant que comptable confirmée, elle aime les comptes justes.: 38 ans au compteur donc. En bonne chrétienne que je suis, je n'ai pas voulu lui faire perdre ses illusions, en lui confiant que c'était un coup classique de ce sacré Bassem...

La sérénité procurée par le carrelage froid sous mes pieds et la vision, uniquement et seulement la vision, rafraichissante de l'eau (elle aussi malheureusement souffre de la fièvre ambiante), ne dura qu'un instant, Miss Fausse Vierge Tardive et pas Effarouchée ayant rapidement grossi le clan des avachis.

Un brouhaha tonitruant, suivi de l'apparition d'une horde de corps rouge carmin, franchit bientôt le portail et détruira à jamais la nonchalante et le silence assourdissant de la torpeur bouillante du loft !
La quasi totalité des célivacanciers est au complet. En hôte, toujours aussi prévenant, Bassem, se lève d'un geste leste. La chaleur, il la maîtrise quand il le faut notre Bassem. Présente les trois retardataires que nous sommes et nous qualifie les autres candidats qui s'empressent de décliner leur fonction et leur âge.

Il y a donc la folle : Miss Tequila on the Beach. "Complètement folle" confirme-t-elle, qui maintient sa température corporelle au dessus de 40, lorsque la fraicheur vient avec la nuit, à coup de coupes alcolisées, toujours pleines à ras bord, le corps chaloupant... de plus en plus au rythme effréné de ses cocktails exotiques.

La demi folle : Soule Helen, toujours gaie, jamais ivre, que nous avons déjà croisé quelque «Part» et qui ma foi, au fur à et à mesure des évènements s'avérera être l'une des plus sympathiques et intéressantes du groupe. Le fait d'avoir en charge un adorable bambi, doit y être pour beaucoup. Malheureusement, elle sera sortie du loft au bout de 4 jours ! Toutes les deux ne sont plus les «Femmes de trente ans» de Balzac, mais pas encore quadra... Tranche d'age ingrate pour une femme si elle n'est ni dotée d'une progéniture, ni d'un être du sexe opposé (ou du même d'ailleurs) . Impitoyable est notre société à l'égard de ce type de femme, à tel point que béni soit Célivacances !

Vient ensuite le tour d'un jeune homme, doté d'un fort et charmant accent de la campagne : Mister Fermier, 4 années encore avant d'être trentenaire, spécialiste reconnu de l'élevage de cochons, en Bretagne, please. Un tranquille papy de 61 ans nous salua gentiment.

Il est aussitôt dépassé par "Le Troisième Homme", malingre et grisonnant qui s'avèrera être d'une lubricité sans borne et qui essayera de tirer, un coup va sans dire, sans tact aucun, sur toutes ses co-célivacancières. Après tout, chacun ses motivations. Ce fringant chasseur de dame est chauffeur de car de son état. Nous l'appellerons donc Mister Bus (lisez à l'anglaise, SVP, c'est plus trivial) Libidineux.

Et Joseph pas Chaste du Tout, qui ne nous gratifia même pas d'un semblant de regard, se profile à l'horizon, se jette littéralement sur Miss Fausse Vierge Tardive et pas Effarouchée pour ne plus la lâcher jusqu'à sa sortie, qui sera collective, car il s'éliminera en même temps que Soule Helen. Le couple improbable (dix ans d'écart en défaveur de la Miss) qu'il formera avec Miss Fausse Vierge Tardive sera non seulement détonnant, mais aussi harmonieux. Mister Joseph pas Chaste du Tout est à la gent masculine, ce que sa partenaire est au monde féminin, les médailles et la queue vissée au sommet du crane en moins.
De plus, le premier couple du loft adore arborer des maillots de bain foncés ou noirs, pour magnifier la blancheur maladive mais éclatante de leur long, rigide et maigre corps (musclé certes pour elle, mais long, rigide et maigre quand même. Petite pointe de jalousie de ma plume, méchante plume va !).

Ce fut ensuite le tour de celle que j'adopterai pour concurrencer Angelina- Brad et Madonna dans la course à la famille nombreuse (j'accuse un certain retard, n'étant qu'à deux adoptions, deux ch'ti's en plus. Va falloir varier les origines) : Miss Préceptrice Suissesse. Première impression détonante de la jeune demoiselle de 26 ans : d'une voix tintée d'un fort accent digne de Dany Bonn, elle clame la nouvelle qu'elle vient d'apprendre de Bassem : «Une candidate a annulé son entrée ! Ça doit être celle de 40 ans et quelques !». Fière Princesse fut, car elle ne paraissait donc pas du tout son âge. Celle qui a annulé, avait 26 ans. Ma très chère préceptrice, qui deviendra ma très chère fille ainée m'a délestée de 20 ans ou presque, le Nirvana (Serait-ce la raison de notre entente cordiale ?)... J'ose avouer mon véritable âge pour concurrencer Miss Fausse Vierge Tardive, sur le terrain de l'honnêteté comptable. D'autant plus que moi, je n'ai pas du tout le physique de mon âge, moi messieurs-dames ! Dixit tout le monde, ni le look ( sans être une bimbo, loin s'en faut) ni la mentalité ! Dixit tout le monde et moi-même. Même un peu ado retardée la Princesse : un avantage souvent mais un handicap parfois !

The last but not the least : Miss Mini Pamela Anderson ! Elle avoue fièrement 1m60 mais est fortement mécontente de son 95 D de tour de poitrine, le rêve de plus d'une femme pourtant. De plus, elle possède un autre atout réputé typiquement féminin : une langue plus qu'acérée. Joseph Pas Chaste du Tout et le couple qu'il ne tardera pas de former avec Fausse Vierge, seront les premières victimes de Gossip Mini Pam. Cela avant un retournement de situation digne des plus grands maitres du suspens : un amour aussi fou qu' inattendu entre Miss Pam (qui lui servira de consolatrice) et Miss Fausse Vierge, abandonnée prématurement par sa juvénile moitié qui quittera avant l'heure le navire, pas encore en perdition, du capitaine Bassem.

En outre, Mini Pamela est dotée d'un humour grivois, voire classé X, elle ne fait jamais dans la dentelle. La miss me confirme une vérité que je lui ai appris sur mes constations quant à la gestion budgétaire des assez riches français, lorsque je sévissais, dans une autre vie, dans une banque : bons revenus = compte bancaire dans un rouge foncé perpétuel.

Miss Mini Pam me confie gagner plus de 38 000 Euros par an. Pas de dentelle... Une grosse toile de jute ! Petite précision, mais qui a son importance, elle est patronne d'un institut de beauté franchisé. Je suppute qu'il y a un rapport de cause à effet, entre son métier, sa matière textile préférée et sa garde robe. Supputation vraie ! J'ai une pratique certaine dans ce domaine : j'ai observé pendant des années, mes collègues profs d'esthétique, ex esthéciennes donc.

"Je suis une greluche, une vraie, et j'assume", me confirmera t-elle". CQDF, the last one in this Part !

D'ailleurs, la demoiselle de plus de quarante ans, elle aussi, mérite à juste titre, la couronne de Miss coquetterie : pensez donc, une tenue pour chaque activité ! Et tout comme le clame haut et fort une fan inconditionnelle de Pamela A. dans "Le Petit Journal" de mon cher Yann Barthes :" Pamela, elle est très distinguée !". Autre point commun avec son sosie, Miss Mini Pam est une divorcée récente. Dans sa grande mansuétude, elle a préféré renoncer à la garde de son amour de chat (pas d'enfants- le seul regret de sa vie- dixit elle-même), pour qu'il continue à profiter du jardin familiale sous le chaperonnage bienveillant de son petit Popo d'Amour.

Mini Pam et moi-même, aurons nos lits côte à côte : une intimité pour cause de compatibilité d'âge (sacré Bassem). Ce sera d'ailleurs, notre seul point d'achopement, malgré ses Hot Confessions nocturnes, avant que je ne déserte les soirées à la villa et ne devienne de ce fait, l' exutoire préféré de Gossip Pam, en lieu et place de Miss Fausse Vierge, devenue, d'un coup de baguette magique, sa meilleure amie. Ah ! Que femme varie !

Quelle aubaine pour Gossip Pam que cette femme, pas moi, vous l'aurez compris, mais Miss Fausse Vierge, qui a sacrifié son désir de non-maternité pour satisfaire un homme qui l'a quittée en lui laissant sur les bras et dans les jambes, des enfants - en bas âges, dont une paire de jumeaux- qu'elle n'a eu que pour le retenir ( sources fiables à 100% cause from Gossip Pam). Le deuxième prénom de Fausse Vierge, ne serait-il pas Candide !

Etre ainsi lâchement abondonnée, qui plus est, dans la pampa française... Gossip Pam jubilait et Miss Fausse Vierge revivait sous sa houlette compréhensive et indiscrète. Pangloss-Gossip Pam et Candide-Fausse Vierge cultivèrent leur jardin et labourèrent la réputation d'autrui, dans le meilleur des mondes... Etonnantes, à plus d'un titre, je vous le dis, Miss Fausse Vierge Tardive et pas Effarouchée et Miss Mini Pamela Anderson !

Quant à ma modeste mais auguste personne, elle a été jugée par Gossip Girls & co, quelque peu hautaine, voire très, se prenant pour le nombril du monde et incapable de vivre en communauté (dixit la rumeur loftienne, qui a bon dos) ! J'avoue, je n'ai pas fait non plus dans la dentelle.

Je n'ai cessé de râler contre l'impolitesse du groupe qui ne respectait le travail de personne. Sous pretexte d'avoir payé (si peu cher!!!) leurs vacances, les leadeuses improvisées et improbales de la villa estimaient qu'un retard de trois quart d'heure -au minimum, partout et pour tout- était un service inclus dans le pack Célivacances. D'ailleurs le restaurateur se vengera froidement le dernier soir !

Même Mini Pam, patronne de son état arrivait avec une demi-heure de retard ou n'arrivait pas du tout à ses rendez-vous. Pour laver l'affront public de la patronne de la thalasso, qui lui fit remarquer le dernier jour son manque de rigueur, devant Miss Préceptrice et moi-même, de retour à la villa, Mini Pam nous brandit son carton de rendez-vous pour clamer à qui veut l'entendre que :

"Cette bonne femme est une c... Qu'elle n'était point en retard. Que son rendez-vous était une demi- heure plus tard". Elle avait la preuve entre les mains !

Elle avait tout simplement oublié que c'est Miss Préceptrice et moi-même, qui lui avons pris le rendez-vous et qu'elle avait effectivement presque trois quart heure de retard. Chose étonnante d'ailleurs quand je pense qu'elle n'arrivait pas à mettre à l'heure tunisienne son IPhone dernier cri et que j'ai dû me réveiller plusieurs fois, au son strident de son alarme, avec une heure d'avance sur les horaires. Ce qui ne m'empêchait nullement de poiroter encore et toujours !

J'ai fini par lâcher l'affaire et faire définitivement bande à part avec Miss Préceptrice. Nous avons été non seulement jusqu'à nous payer une suite (une nuit, mais c'était déjà ça de gagner sur notre tranquilité), mais aussi à alléger notre compte en banque et alourdir sans hésitation aucune, notre budget vacances low-coast, en testant les restos du cru, pour manger à des heures convenables, et arrêter d'attendre sans cesse, nos très chers co-célivacanciers ! On n'était peut être pas des CSP+, mais après tout, on était des apprenties millionnaires au pays du pétrole ou presque. C'est ainsi que tous les matins, nous brunchions entre piscine et mer, servies par de jeunes et moins jeunes éphèbes du Sofitel, au grand ravissement de Miss Préceptrice qui pouvait admirer à loisir une de ses actrices de série préférée "la Kiné" ! Mais à la grande déception de Bassem qui pensait qu'on n'aimait pas son petit déj à lui, petit déj qu'il a pris la peine d'améliorer après une remarque acerbe, mais justifiée, de ma part quant à sa composition (manque de fruit).

Bassem, tu n'étais nullement en cause... Je compatissais pour les longs, très longs moments d'attente que tu as du subir cette semaine-là ! Ton accueil reste digne de la l'hospitalité tunisienne.

Envers, contre et malgré tout, nous continuâmes à partager, Miss Mini Pam et moi, jusqu'au bout de la semaine, moins ma nuit d'escapade dans une suite de 150 m2, avec Miss Préceptrice Suissesse, au Sofitel toujours (pour cause d'over dose de rêves érotiques et sonores de Miss Pam), une petite mais climatisée chambre avec vue sur la terrasse et le désert. Une vue dont nous ne profiterons jamais, pour cause de perpétuels volets clos (cf la température saharienne).

Ce ne fut point l'enfer, car elle et moi n'avons ni les mêmes activités, ni mêmes horaires de coucher et de lever. Nous ne nous croisions que dans la profondeur inconcsciente des bras de Morphée, hormis les quelques soupirs oniriques de Miss Pam. Le choix de Célivacances comme organisme de villégiature me laisse perplexe pour la CSP + (traduction pour les novices : Catégorie Socio-Professionnelle supérieure) qu'elle est. L'excuse du compte dans le rouge... ?! D'autant que je vais apprendre un peu plus tard que la miss va rempiler, pour 10 jours supplémentaires, sur le site de Célivacances Royan !

Quand je pense que c'est aussi le fruit annuel de mon travail qui m'a conduite à payer pour participer à Loft Reality, après avoir galéré des jours et des nuits sur la toile pour dégoter un séjour à la portée de ma bourse...

"La bourse ou le mâle, telle est la question". Philosophie divergente... Cornélien dilemne !

Prochain épisode : Première Thalasso...

Par Vola - Publié dans : journal intime - Communauté : Le champ du monde
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Mardi 1 septembre 2009 2 01 /09 /Sep /2009 04:09
L'ombre s'éclaircit. Une silhouette, blanche et rouge me fait face, véritable icône de l'AS Monaco ! Point de cheveux grisonnants. Une taille plus que moyenne. George, le vrai, mesure quand même 1m80, lui ! Bon, moins 1cm, mais qui ne lui pardonnerait pas ce petit rien ?! La mine défaite, monté sur des Birkenstocks, «Pas sosie de George» décline son identité: «Mister X», et me bise chaudement, la température a encore grimpé de quelques degrés (celle de l'air, il va s'en dire ). Ce n'est pas que «Mister X» soit plus proche de Quasimodo que du George, c'est tout simplement que de George, il n'y en a qu'un, hélas pour moi ! Et Célivacances, même dans ses périodes de dèche, George n'a point connu, j'en suis sûre. Sacré Bassem, soit il a besoin de lunettes, soit il a voulu tester mon avidité et ma motivation de célivacancière... «Pas d'inquiétude Bassem, d'intrigue il n'y en aura point au déjeuner», pensais-je in petto ! Après le déjeuner exempt de toute intrigue, mais ce n'est que temporaire, Mister X et moi-même cheminâmes, côte à côte, dans le respect le plus absolu de l'espace vital requis par la bienséance et l'émanation naturelle d'une certaine chaleur, voire d'une chaleur certaine, de nos corps alanguis par un souffle, lourd, en direct live from Sahara la brulante !

On the beach, sous le regard, (que je ne saurais qualifier, car pas fait attention), de Mister X, je me déshabille et exhibe fièrement mon bikini low coast. J'ai soudain ressenti un bien être hors du commun ! Je ne sais, si c'est le cri de libération poussé par mon ventre et mon dos, qui n'avaient été exposés à l'air d'une plage depuis fort longtemps, ou tout simplement l'effet caresse du souffle chaud sur mon corps dévêtu qui produit une telle sensation ! Soucieuse quand même de l'effet produit sur mes congénères, dans le plus simple appareil ou presque, je me tourne vers George. Oups, un moment d'égarement ! Décidément, non, c'est bien Mister X et pas George qui m'accompagne ! Je lui sussure mon inquiétude quant à mon look en tenue de presque Eve. Chaste et prude (pour combien de temps encore ?) mais coquette la Princesse ! Mister X me rassure sur la «bien seyance» de ma personne. Je m'en hardie et lui confesse le désir de me faire tirer le portrait, de la tête aux pieds, par ses soins pour prouver à ma fille, que ça y est, sa mère a le courage de s'exhiber en public... Le ventre et le dos seulement, certes, mais avant le compliment de Mister X, pas très à l'aise fut Princesse !

Après notre bronzette enflammée, je propose à Georges un pot au bord de la piscine d'un hôtel attenant à mon centre de thalasso. Une adresse soufflée par Miss Soule Helen de Dallas, dont je brosserai le portrait plus tard. Elle le vaut bien ! Mister X n'a pas seulement perdu ses bagages, il est également sans le sou... Djerbien, me précise-t-il. Qu'à cela ne tienne, mue par une soudaine générosité, vu mon état provisoire de millionnaire (Cf le coût de la vie entre aperçu lors de la ballade au Champion), je l'assure de ma mansuétude quant au règlement de l'addition. Point entravé par des considérations d'éventuels enjeux de pouvoir entre femmes et hommes, Mister X s'empresse d'agréer mon offre. Le café bu, je m'enquiers de ses sentiments d'être ainsi entretenu. «C'est génial, j'ai une demi érection !». Perplexe (malformation congénitale ou bikini pas sexy), je ne sais si sa remarque est une fleur, une proposition ou une manière polie de me renvoyer dans mes 22 mètres ! En même temps, à part le café, mes intentions n'étaient point indécentes, loin de là. Je prends le partie d'en jouer, surenchéris et joue la femme libérée, «tu sais c'est pas si facile». Je m'inquiète donc du demi... Et ce fut le début d'une discussion fort instructive , en boite, au cours d'un bain de minuit, sur les us et coutumes des mâles en quête de fleurs, célivacanciers ou pas. De la théorie à la pratique, il n'y a qu'un pas parait-il ! Alors quid des relations Georgio-Mister X/ Princesse ?

La suite dans Part VII... Quand je m'éloigne tu te rapproches un peu, dans la mare aux crocos
Par Vola - Publié dans : journal intime - Communauté : Le champ du monde
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Samedi 15 août 2009 6 15 /08 /Août /2009 11:42

Après quelques boutades partagées avec mon hôte, toujours aussi exotique, il me propose de monter à la ville et faire le tour de Houm Souk, capitale hype de la zone touristique ! Flattée et rafraichie par le second jus de fruit servi par le doux éphèbe Hakim, je me presse d'accepter. Cinq minutes de roues de voiture plus tard, je me retrouve dans un  endroit hautement dépaysant : une superette ciglée «Champion».

Le terme «dépaysement» n'est point usurpé ! En effet, un tour dans les rayons exigus, enveloppe mon auguste personne d'un voile intégral de bien-être ! Pensez donc, je suis une milliardaire au pays du pétrole ou presque, la Lybie est ma voisine pour quelques jours, soyons modeste millionnaire ! A la lecture des prix affichés à tous les rayons : 6 euros le bikini, mon incursion au royaume du low-cost des ados (Jennifer, pour mémoire) me parut soudain comme un acte vil et rapia, ma surcharge de produits aseptisants aussi bête qu'inutile : 0,5 euros les lingettes désinfectantes ! Quelle bonne idée j'eus de choisir «Célivacances» et Djerba pour ma cure de repos solitaire... De low-cost, mon séjour est en train de se transformer en formule luxe, total VIP. Ne reste plus qu'à paparazzer mes sorties pour inonder ma page Facebook de photos uploadées de «Vola aux courses, Vola et George Clooney à la plage...». Ce que je ne vais point manquer de faire moi-même, pour cause de paparazzis semés, me plais-je à penser, par Bassem qui s'est transformé en pilote de formule 1, sur la route en ligne droite du boulevard des touristes. Et Georges... qui sera à moi, rien qu'à moi, who's else, avant l'arrivée des autres colocs : les présentations vont être torrides car ça va me changer de tous ces Omar, même pas Sharif, qui m'ont assaille de leur «sirti i clir di line»! Il n'y a pas à dire 50° à l'ombre, ça monte direct au cerveau et engendre une certaine mégalomanie voire, une mégalomanie certaine !

Le paiement, précédé d'une queue (encore une, mais toute petite celle-là), de l'approvisionnement en draps effectué, raison réelle de notre incursion au temple de la consommation occidentale, Bassem m'invite à la dégustation d'un breuvage local. Je lui fait part de mon souvenir d'une terrasse typique lors d'un précédent séjour dans son île, paradis des touristes fauchés - désert en plein été, il faut être motivé ! Rassuré par l'ancienneté de cette réminiscence , il me conduit dans un endroit fraîchement ouvert, uniquement fréquenté par des Djerbiens pure souche. J'avoue, impressionnée, je fus. Dans l'univers des mille et une nuits, Princesse Vola fut transportée, il ne manquait plus que le tapis magique ! Une frustration vite effacée par Bassem qui s'est instantanément transformé en sultan Schahriar avançant un pouf scintillant de mille et un feux à une Shéhérazade prête à veiller, jusqu'à 21 heures (des folies, je veux bien en faire, mais point trop) et m'enivrer des effluves des narguilés qui ornent les tables du café «Le Rendez-vous». Nom très peu digne d'un conte persan, mais qui ne diminue en rien le côté merveilleux du palais du thé à la menthe, l'alcool est un nectar prohibé pour les locaux, un détail indéniable de l'authenticité du lieu !

La séance de confessions sahariennes avec Bassem, est rapidement interrompue par d'incessants coups de fil d'Omar le chauffeur ! Les bagages de George Clooney ne sont pas apparus sur le tapis, pour le coup pas magique du tout, de livraison. Et Shéhérazade-Vola ne compatissait même pas : morte de rire elle était. Le capital séduction de George, vient de perdre plusieurs degrés sur l'échelle de sa convoitise. Pensez donc : tout sosie de George qu'il est, ne pas avoir une garde robe fournie sous les tropiques, c'est plus que moyen pour faire chavirer une future coloc échaudée par la canicule qui de plus, ne craint pas l'eau froide... Au contraire ! L'image de son corps, moulé par la sueur et embaumant la transpiration, ôte à l'esprit de l'héroïne toute velléité d'attaque pré-retour des autres colocs ! Patience... Attendons les conséquences de cet incident sur la physionomie du héros pour fantasmer.

Aussitôt le bouton de réception du portable éteint, Bassem met fin à notre tête à tête coca-colé, j'ai renoncé au thé à la menthe pour cause de fièvre au corps (cf la température). Même privé de valise, George va faire son entrée dans la villa ! Après un nouveau coup de roues rapide, nous nous réfugions à l'ombre de la terrasse de l'appartement mixte, future scène de ma rencontre avec Mister Sosie. Le temps à peine de poser mon princier arrière train au creux d'un coussin moelleux, une silhouette se découpe dans la pénombre d' un contre-jour digne du vrai George Clooney dans «Les Rois du désert», il n'y était pas encore grisonnant (tournage en 2000), mais déjà irrésistible... ! Cette apparition soudaine mais attendue de mon premier coloc va-t-elle être à la hauteur de mon attente savamment entretenue par l'improbable scénario de Bassem ?

Suite dans la Part VI : George dans tous ses états...
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Mardi 11 août 2009 2 11 /08 /Août /2009 08:59

La porte turquoise qui souligne joliment l'immaculée conception de l'enceinte de la villa, ouvre sur une petite piscine. Je m'y vois déjà barbotant, parée du magnifique maillots deux pièces « Jennifer » (boutique d'ado low cost, pour cause de budget toujours et encore) qui remplacera avantageusement, j'espère, les camisoles de force que je m'inflige depuis l'adolescence.

 

Le choix de célivacances, et donc de potentiels célibataires, comme organisme de villégiature n'est pour rien dans l'inauguration corporelle du dit deux pièces ! Ayant précédemment eu une expérience de thalasso à Djerba, je savais que mon corps chaste risque d'être livrée en pâture aux mains expertes d'un Djerbien pur mâle. Le bikini, d'une qualité douteuse par ailleurs, puisqu'il sera victime des ardeurs des vagues de la Grande Bleue... une autre histoire qui mérite de plus amples explications, constituera donc le voile de chasteté (adaptation aux coutumes locales) destiné à apprécier sans suspicion – juste une illusion, apprendrai-je à mes dépends- le va et vient d'un inconnu sur l'étendu de ma derme épuisée et assoiffée, non de caresse, mais de thérapie.

 

La petite piscine lovée au pied d'un majestueux escalier, futur théâtre de chutes dramatiques et néanmoins fort comiques, dessert une terrasse qui précèdent mes appartements. Les zelliges et autres persiennes qui ornent murs et fenêtres me ramènent à mes souvenirs littéraires d'adolescente en mal d'aventures : « doux lieu d'escale avant de devenir la  Captive -volontaire je souhaite- du désert » ! La plongée soudaine dans la pénombre d'un couloir frais m'aveugle momentanément. Noire fut donc la première vision de mes futurs quartiers de célivacancière !

 

Quelques minutes d'obscurité intime plus tard : première communion avec Bassem, je me retrouve dans le salon communautaire des colocs de l'étage. Cinq filles réparties dans trois chambres. Mon cerveau, malgré la brume laissé par les turpitudes pré-loft délivrent en un éclair le résultat de la répartition par chambre : deux fois deux, plus une. Calcul confirmé par mon hôte qui m'introduit dans l'étroitesse courante d'une chambre d'hôtel, mais avec un avantage considérable à l'orée du Sahara : la climatisation. Je m'enquiers de la chambre single. Lors de mon inscription, j'avais évoqué avec mon chargé de clientèle cette éventualité. Le coup de ce privilège me fit renoncer au rêve d'une chambre privée !

 

« La single, je la réserve à une cliente qui arrive cet après-midi et qui a déjà fait des siennes avant d'arriver » me dit Bassem. « C'est à dire ? - Aujourd'hui c'est activité bateau pirate. La villa est vide car tes colocs y sont depuis 9 heures ce matin. Cette brave dame a téléphoné à l'antenne de Paris pour exiger que le bateau l'attende ! ». Petite précision, mais qui a son importance pour comprendre la sollicitude du bel éphèbe Djerbien, l'avion de la dame atterrit à 15 heures... Ça promet quant à la qualité de mes futurs camarades de chambrée ! D'autant que Bassem me brosse le portrait de celles qui vont partager une semaine de ma vie :

 

« La chambre en face de la tienne est occupée par une folle et une demi-folle. Des folles fort sympathiques, cependant. » me confie Bassem, devant un plateau fourni de boissons fraîches et d'assortiment de cornes de gazelles ! Mon inquiétude en berne depuis le virement international, se réveille soudain. « Folles comment ? - Complètement ! ». Je n'aurais pas d'autres précisions, si ce n'est que ma co-chambrière est arrivée deux jours auparavant et semblait clame, et condamnée donc à attendre la présentation officielle pour diagnostiquer le type de névrose que j'aurai à partager. Je suis perplexe et affirme que de questions sur la vie commune, je n'en ai point. J'attendais de voir.

 

Après un rapide mais chaleureux tour du propriétaire, mon exotique aubergiste me propose de prendre possession de mon royaume. Suit mon installation, tout aussi rapide. Après une visite guidée des autres étages, dont celui des hommes, Bassem et moi, nous installons sur la terrasse ombragé d'un appartement, mixte me précise t-il. Il m'introduit officiellement au jeune éphèbe entraperçu à l'arrivée.

 

« Hakim . Il est chargé du confort de chacun dans la villa  ». Un magnifique sourire illumine le timide visage du jeune homme. D'emblée, il me propose un nouveau verre de jus de fruit que je m'empresse d'accepter. Notre babillage à bâton rompu est interrompu par un coup de fil. Après avoir raccroché, le maitre des céans m'explique qu'un nouvel habitant est attendu incessamment sous peu. Qu'il hésite à me laisser en tête à tête avec lui au déjeuner (dans un restaurant please, midi et soir durant le séjour !) , car d'après les photos sur les documents qu'il a envoyé, c'est le parfait sosie de George Clooney !

 

Part V : séance de « What else » avec George...

Par Vola - Publié dans : journal intime - Communauté : Le champ du monde
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Vendredi 7 août 2009 5 07 /08 /Août /2009 11:01
Le cœur moins léger, la valise toujours aussi lourde et la fierté en berne, je me dirige d'un pas chancelant vers un homme, apparemment vaincu par la chaleur et l'attente, qui tel le roseau ploie mais ne rompt pas sous le poids du panneau géant «Célivacances»...

«Bonjour Monsieur, je crois que c'est moi que vous attendez».Soulagé sans doute de ne pas rentrer bredouille après une attente interminable et brulante, mon chargé de transfert affiche un sourire radieux tout en abaissant d'un geste leste le panneau de la honte (la mienne of course) !

Renversement de situation : étant l'unique célivacancière du jour, l'obscur objet de l'embarras banni, je prends conscience de la sortie triomphale de l'aéroport qui sera mienne. Chauffeur particulier, une VIP parmi la populace qui se précipite en horde vers une queue (encore... et ce n'est pas le dernier que je verrai au cours de mon périple) interminable de cars écrasés par la chaleur ! Les crispations qui avaient envahi le moindre centimètre carré de mon corps, depuis la scène de désamour avec Omar, s'estompent comme par miracle. Ma main s'allège de mon dressing sur roulette, ce n'est pas les tenues qui pèsent, mais les lingettes désinfectantes et autres produits ménagers destinés à aseptiser les lieux communs de ma colocation : rien de grave... simple toc sanitaire, pesant certes, mais si confortable pour l'installation sur le trône post-gastronomique !

Le buste plus droit qu'un «I», le sourire de la victoire en bannière , je glisse d'un pas chaloupé sur le macadam fumant du parking, sous les regard toujours lubriques de mâles aux T-shirts mouillés de sueur ! La scène people, que je joue si bien, ne permet à quiconque d'imaginer la galère que fut la traque d'un séjour bon marché ! Nouveau vacillement lorsque mon employé temporaire (très... juste le temps du transfert), se dirige vers une 404 bâchée, voiture de collection sans aucun doute, mais dangeureusement battue en brèche par le temps et les tempêtes du sable saharien...

Ouf... ma Rolls ne sera pas ni Royce, ni collector, mais un quatre quatre rutilant qui plus est, ne sera pas le vox populi de mon statut d'âme et de corps esseulés, juste le sigle discret d'une agence quelconque, orne les flancs de ma fière monture. Un jeu de jambe disgracieux plus tard, pour cause de hauteur vertigineuse du carrosse, je suis confortablement installée à l'arrière, les cheveux virevoltants au souffle du courant d'air, presque frais, de la clim locale constituée des quatre fenêtres béantes. Les yeux alourdis de sommeil, pour mémoire : réveil à 4 heures, je tente vainement d'apprécier les rives ensoleillées de la Méditerranée africaine !

«Ti cilibatire ?». Dans un sursaut, j'émerge de ma torpeur. Non, vraiment tenace et magicien le douanier Omar. Il a même réussi à se glisser dans ma rêverie pré-loft ! A la suite d'un «Ah» sourd venu des tréfonds de ma gorge, le «ti cilibatire» revient en écho à ma perplexe révolte. Apparemment cette question fait partie des us et coutumes locaux car finalement posée par mon chauffeur à moi toute seule, pour quelques minutes encore. Je passe la nouvelle explication, à nouveau questeur, qui se prénomme Omar pour de bon cette fois (mais toujours très peu Shérif, si ce n'est la moustache !!!), sur les nécessaires vacances d'une épouse au bord de la crise de nerf. Tout ça, en prenant bien soin de faire refléter dans son rétroviseur mes diams et mon alliance. Cet échange sonne le glas de la rêverie d'une promeneuse solitaire. Omar, le chauffeur, enchaîne les questions : «ti bit où (il fallait bien après tant de queues subies) ? Ti fait quoi ?...

Soudain, la voiture pile devant le mur immaculé, juste agrémenté de bougainvillées rouges-passion, et artistiquement souligné de traits turquoise, d'une villa typiquement maghrébine : mon rêve commence... Enfin ! Je scrute les alentours au cas où des caméras y auraient été traitreusement disséminés par la télévision tunisienne et au cas où des journalistes, en mal de scoops, se seraient rabbattus sur la curiosité locale : de vrais gens tentés par l'expérience d'une téléréalité exotique et payante. J'ai à peine le temps d'entamer mon inspection qu'un jeune éphèbe Berbère, un peu malingre, se dirige à l'arrière de la voiture, suivi d'un autre éphèbe plus âgé et plus en chair, qui me tend une main ouverte et avenante.

«DURANDE ?» Je lui rétorque d'une voix pâteuse , mais tout de même tintée d'une certaine ironie : «Oui, mon nom est Mme DURANDE, Mme Vola DURANDE ! ». Je l'ai fait en français, dans le texte, car ignare étais-je de son niveau d'anglais et de sa culture jamesbondesque.

«Moi c'est Bassem. C'est pas possible, t'as pas (sans précaution aucune, il énonce mon âge vénérable, trop pour être rendu public, femme suis-je, femme je reste, alliance ou pas)... ! ». Rétrospectivement, je suis persuadée qu'il voulait être galant et agréable, mais sous l'effet conjugué d'Omar au carré, des queues subies et non choisies, d'autant qu'il rajoute aussitôt :«On va dire à donner l'âge que tu parais à tes colocs : 28 ans». Mon outrage se dissout comme un sucre dans le thé, et c'est d'un pas à nouveau léger, le cœur au bord des lèvres que j'entame le tour du propriétaire...

Prochainement - Part IV : Découverte de la villa et des colocs... peut-être !
Par Vola - Publié dans : journal intime - Communauté : Le champ du monde
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