Partager l'article ! Loft Reality à Djerba - Part IV : en attendant Georges Clooney...: La porte turquoise qui souligne joliment l'immaculée conception de l'enc ...
La porte
turquoise qui souligne joliment l'immaculée conception de l'enceinte de la villa, ouvre sur une petite piscine. Je m'y vois déjà barbotant, parée du magnifique maillots deux pièces
« Jennifer » (boutique d'ado low cost, pour cause de budget toujours et encore) qui remplacera avantageusement, j'espère, les camisoles de force que je m'inflige depuis
l'adolescence.
Le choix de célivacances, et donc de potentiels célibataires, comme organisme de villégiature n'est pour rien dans l'inauguration corporelle du dit deux pièces ! Ayant précédemment eu une expérience de thalasso à Djerba, je savais que mon corps chaste risque d'être livrée en pâture aux mains expertes d'un Djerbien pur mâle. Le bikini, d'une qualité douteuse par ailleurs, puisqu'il sera victime des ardeurs des vagues de la Grande Bleue... une autre histoire qui mérite de plus amples explications, constituera donc le voile de chasteté (adaptation aux coutumes locales) destiné à apprécier sans suspicion – juste une illusion, apprendrai-je à mes dépends- le va et vient d'un inconnu sur l'étendu de ma derme épuisée et assoiffée, non de caresse, mais de thérapie.
La petite
piscine lovée au pied d'un majestueux escalier, futur théâtre de chutes dramatiques et néanmoins fort comiques, dessert une terrasse qui précèdent mes appartements. Les zelliges et autres
persiennes qui ornent murs et fenêtres me ramènent à mes souvenirs littéraires d'adolescente en mal d'aventures : « doux lieu d'escale avant de devenir la Captive -volontaire je
souhaite- du désert » ! La plongée soudaine dans la pénombre d'un couloir frais m'aveugle momentanément. Noire fut donc la première vision de mes futurs quartiers de célivacancière
!
Quelques minutes d'obscurité intime plus tard : première communion avec Bassem, je me retrouve dans le salon communautaire des colocs de l'étage. Cinq filles réparties dans trois chambres. Mon cerveau, malgré la brume laissé par les turpitudes pré-loft délivrent en un éclair le résultat de la répartition par chambre : deux fois deux, plus une. Calcul confirmé par mon hôte qui m'introduit dans l'étroitesse courante d'une chambre d'hôtel, mais avec un avantage considérable à l'orée du Sahara : la climatisation. Je m'enquiers de la chambre single. Lors de mon inscription, j'avais évoqué avec mon chargé de clientèle cette éventualité. Le coup de ce privilège me fit renoncer au rêve d'une chambre privée !
« La single, je la réserve à une cliente qui arrive cet après-midi et qui a déjà fait des siennes avant d'arriver » me dit Bassem. « C'est à dire ? - Aujourd'hui c'est activité bateau pirate. La villa est vide car tes colocs y sont depuis 9 heures ce matin. Cette brave dame a téléphoné à l'antenne de Paris pour exiger que le bateau l'attende ! ». Petite précision, mais qui a son importance pour comprendre la sollicitude du bel éphèbe Djerbien, l'avion de la dame atterrit à 15 heures... Ça promet quant à la qualité de mes futurs camarades de chambrée ! D'autant que Bassem me brosse le portrait de celles qui vont partager une semaine de ma vie :
« La chambre en face de la tienne est occupée par une folle et une demi-folle. Des folles fort sympathiques, cependant. » me confie Bassem, devant un plateau fourni de boissons fraîches et d'assortiment de cornes de gazelles ! Mon inquiétude en berne depuis le virement international, se réveille soudain. « Folles comment ? - Complètement ! ». Je n'aurais pas d'autres précisions, si ce n'est que ma co-chambrière est arrivée deux jours auparavant et semblait clame, et condamnée donc à attendre la présentation officielle pour diagnostiquer le type de névrose que j'aurai à partager. Je suis perplexe et affirme que de questions sur la vie commune, je n'en ai point. J'attendais de voir.
Après un rapide mais chaleureux tour du propriétaire, mon exotique aubergiste me propose de prendre possession de mon royaume. Suit mon installation, tout aussi rapide. Après une visite guidée des autres étages, dont celui des hommes, Bassem et moi, nous installons sur la terrasse ombragé d'un appartement, mixte me précise t-il. Il m'introduit officiellement au jeune éphèbe entraperçu à l'arrivée.
« Hakim . Il est chargé du confort de chacun dans la villa ». Un magnifique sourire illumine le timide visage du jeune homme. D'emblée, il me propose un nouveau verre de jus de fruit que je m'empresse d'accepter. Notre babillage à bâton rompu est interrompu par un coup de fil. Après avoir raccroché, le maitre des céans m'explique qu'un nouvel habitant est attendu incessamment sous peu. Qu'il hésite à me laisser en tête à tête avec lui au déjeuner (dans un restaurant please, midi et soir durant le séjour !) , car d'après les photos sur les documents qu'il a envoyé, c'est le parfait sosie de George Clooney !
Part V : séance de « What else » avec George...
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